PV de la réunion d’information préalable du 05/12/24 à 19H aux caves du Châtelain, Rue du Moulin 74, 7300 Boussu
Description: Projet de création d’un établissement hospitalier d’une capacité de 263 lits et places (catégorie B) avec étude d’incidences sur l’environnement implanté rue des Chauffours à 7300 Boussu
DEMANDEUR ET ADRESSE POSTALE : CHU HELORA ASBL – Boulevard Fulgence 5 à 7000 Mons
Stade : avant projet
Intervenants :
Caroline Marlair société com.une : animatrice de la réunion/modératrice
Mathias Blot société Helora
Nathanael Snessens HSP
Erik Cooremans bureau d’étude archipelago
Pauline Mouvet CSD ingénieurs
Sandrine Willemart CSD ingénieurs
Robert Laurine : présidente de séance
Durée prévue : 2 heures
2 parties :
- présentation
- question/réponse
Communes désignées : Boussu, Saint-Ghislain, Hensies, Dour et Colfontaine
Cette réunion d’information a pour objectif :
- De permettre au demandeur de présenter son projet ;
- De permettre au public de s’informer et d’émettre ses observations et suggestions concernant le projet ;
- De mettre en évidence et de permettre au public de mettre en évidence des points particuliers qui pourraient être abordés dans l’étude d’incidences ;
- De présenter et de permettre au public de présenter des alternatives techniques pouvant raisonnablement être envisagées par le demandeur et afin qu’il en soit tenu compte lors de la réalisation de l’étude d’incidences.
L’étude sera annexée à la demande de permis.
La vidéo sera accessible jusqu’au 20/12/24 et toutes les manifestations seront prises en compte lors de ce délai. Toutes les demandes doivent être faites par écrit ou mail à la commune avec copie au demandeur.
Mathias Blot : présentation de l’entreprise et avant projet.
2 tendances :
- construction
- rassemblement hospitalier
7 sites hospitaliers : Tubize, Nivelles, La Louvière Jolimont, Lobbes, Mons site Kennedy, Mons site Constantinople, Warquignies.
Plus de 1 000 médecins, 6 000 collaborateurs, 1 million 200 milles consultations par an, 3 000 bébés, 180 000 prises en charges aux urgences, 157 000 admissions, 1 724 lits/places, bassin de soin de 760 000 habitants et rôle économique et de recherche dans le région.
Ambition de construire de nouveaux hôpitaux.
Bureaux choisis en mars 2023 : archipelago et VK tractebel.
Nouveaux projets : Nivelles, la Louvière, Lobbes, Warquignies, Mons.
Objectifs :
- maillage du territoire, 50 communes, 1 200 000 habitants, 5 bassins de vies, diamètre de plus de 60 km.
- préserver l’accessibilité et un hôpital à taille humaine.
- standardisation, conception standardisée pour l’identité, la réduction des coûts et l’efficacité.
- durabilité.
- digitalisation (progrès médecines).
Grands principes :
- créer des espaces de bien-être pour les patients et le personnel (ergonomie).
- centré sur le patient.
- adaptable en fonction des besoins (durabilité).
- standardisation.
- neutralité carbone.
Erik Cooremans
Première phase d’analyse pourquoi on construit de nouveaux hôpitaux ?
Le site de Warquignies à un taux de conversion de 33 %, d où la preuve qu’il y a un gros besoin de cet hôpital.
Il faut réfléchir à une conception standardisée et évolutive.
Comment organiser l’hôpital pour le patient et le personnel ? Grand jardin central permettant l’apaisement des patients.
Analyse pour tendre vers le zéro énergie et zéro carbone.
1er sujet carbone incorporé : choix des matériaux.
Conception dynamique au vu des contraintes externes.
2. Comment amener des solutions neutres points de vue énergétique ? Écarter les énergies fossiles, panneaux solaires, éoliennes, géothermie, réseaux d’énergies, opportunité en fonction du lieu.
Comment on tend vers la neutralité carbone ? Modèle D.A.U. on ne se pose pas la question de comment on construit, mais comment on évalue un carbone incorporé. Imposition en 2030 de l’Europe pour le carbone incorporé.
Évaluation de l’impact carbone, équivalent PEB, score B pour la projection alors que pour un cas classique score E.
Recherche et challenge de divers sites.
Comment orienter le bâtiment ? Ensoleillement, charge du soleil, vent, luminosité.
Dimension des surfaces vitrées différentes en fonction de la face par rapport à la surchauffe, le besoin de luminosité et éviter de fermer des stores pour la vue extérieure.
Simulation des effets de chaleur et microclimat, évaluation sur base des températures moyennes.
Simulation avec une augmentation en cas de réchauffement climatique de 3 ou 5 degrés pour la durabilité future.
Site en zone hospitalière ce qui est un avantage.
Même grandeur que l’ancien hôpital au point de vue bâtiment et parking.
Approche de la gestion des eaux pluviales sur site.
Gestion d’un parking paysagé : gestion des eaux pluviales et infiltration, réponse sur le caractère capable/possible effet microclimat, îlot de chaleur.
Organisation :
Flux, accessibilité : idem
Comment se rendre à l’hôpital ?
Parking souterrain prévu en cas d’intempéries.
Installation d’un logipôle centralisé : diminution des flux, optimisation. A l’heure actuelle, un camion transporte déjà plusieurs éléments pour plusieurs services.
Circulation dédiée pour la logistique.
2 premiers niveaux : partie fonction ambulatoire (visiteurs) et parties médico technique, urgence en lien avec l’imagerie et la médecine nucléaire, pôle consultation. Bloc opératoire, soin intensif, hôpital de jour.
Intermédiaire : locaux techniques.
Supérieurs : hospitalisation.
Parvis publics : entrée et dépose minute, garage à ambulance.
Site Warquignies : jardin ouvert sur le paysage et bâtiment fermé.
Choix des couleurs pour une meilleure inscription dans le paysage, gradation de couleur vert-bleu/gris.
Dépose minute avec couloir couvert, parvis végétal à l’entrée.
Sandrine Willemart (CSD ingénieurs) :
Réalisation de l’étude d’incidence qui est imposée par la législation.
Étude d’incidence = annexée à la demande de permis.
Outil :
- d’orientation pour le demandeur via des recommandations
- d’aide à la décision pour les autorités
- d’information
L’étude n’est pas encore réalisée, mais sera consultable et des avis pourront être rendus.
CSD = groupe Suisse, +de 1000 collaborateurs dont 80 en Belgique, 50 années d’expériences en Europe, + de 500 évaluations environnementales.
Intervention dans plusieurs types de projets : gestion des sols, dépollution, étude des sols , développement durable, technique du bâtiment, PEB, techniques spéciales, géothermie, énergie renouvelable, notice/étude d’incidence, mobilité.
La réunion est un moment d’écoute des riverains sur des points qui pourraient être abordés dans l’étude ainsi que des alternatives si elles sont envisageables.
Qu’est ce qu’une étude d’incidence sur l’environnement ? C’est une étude qui aboutit à des recommandations.
De quoi elle est composée :
- avant projet.
- analyse de la situation existante.
- analyse au niveau chantier et exploitation.
Cette analyse est faite sur 10 points : sol, air, eau, climat, milieu biologique, paysage, mobilité, urbanisme, déchets, sécurité.
- analyse d’alternatives.
- proposition/recommandation pour éviter, réduire et compenser les incidences négatives sur l’environnement.
- recommandations à intégrer au projet, le demandeur doit prendre en compte les recommandations et expliquer comment il les prend en compte. Il peut aussi ne pas prendre en compte des recommandations, mais devra justifier pourquoi il ne le fait pas.
- dépôt de la demande de permis.
- enquête publique.
Questions/Réponses
Delphine Caudron (commune de Boussu) :
Q : Je voulais signaler qu’une étude concernant les inondations était en cours par le HIT, province du Hainaut, sur le terrain juste en face donc je pense que pour l’étude d’incidence ça serait bien d’en tenir compte et de prendre contact avec eux le cas échéant. J’ai vu, effectivement, en prenant connaissance de l’avant projet proposé une grosse zone artificialisée et donc est ce que dans l’étude du projet, par rapport à la surface urbanisée est ce que l’on a réfléchi à des solutions avec des citernes, avec des zones tampons au vu de la situation ? Parce que dans cette zone là, il y a des inondations qui percolent plus bas.
R : Le bureau d’étude à bien prit note.
C’est un point en effet que l’on intègre dans nos études et qui est de toute façon indispensable aujourd’hui dans la réflexion sur la gestion des eaux pluviales parce que c’est ça qui nous inquiète en effet sur votre question. Ce qui est prévu aujourd’hui, c’est une gestion complète sur le site, c’est à dire qu’en fonction des résultats d’infiltrométrie on évalue les surfaces nécessaires pour pouvoir gérer l’infiltrométrie. On n’est pas à l’abri bien sur que le terrain soit mauvais en terme d’infiltrométrie donc en effet, il y a différents dispositifs qui sont mis en place en cascade, en est en amont donc un tamponnage est prévu. Néanmoins, quand il pleut durant deux semaines le tamponnage peut être plein et donc il faut pouvoir tenir compte du fait que l’on doit pouvoir gérer l’ensemble des eaux pluviales sans ce tamponnage amont. Le dimensionnement actuel reprend les surfaces parkings parce qu’il reste une partie aussi imperméabilisée au niveau des voiries, mais la réflexion qui a aussi été menée pour les voiries au niveau des parkings c’est de se dire ; les voiries strictes de circulation sont imperméables, c’est une nécessité technique par rapport au roulage, par contre les surfaces de parking sont en effet des zones d’infiltration donc là aussi on réduit grandement l’imperméabilisation des surfaces. Il y a aussi un mécanisme de fond qui est intégré, c’est à dire, intégration de surfaces de toitures vertes pour autant que la technicité le permette. Difficulté sur le site de Warquignies, car il n’y a pas un jardin complet fermé, sur les grands sites hospitaliers, cela se marque un peu mieux. Au niveau du -1 on a prit le parti de ne pas prévoir de parking sous la surface du grand jardin cela nous permet de limiter d’une part l’imperméabilisation et de faire une gestion aussi des eaux pluviales sur ses zones là. Donc, en fonction de ce que les résultats en terme d’infiltrométrie nous permettent on infiltre au maximum sur site. L’exercice est fait aujourd’hui en terme de dimensionnement pour pouvoir tout gérer sur le site et éviter de renvoyer en effet vers des systèmes où il y a de potentiel risque d’inondation.
Domenico Mantellina :
Q : Connaissant très bien le site parce que j’y suis pratiquement tous les jours. Je voulais savoir, lors de la construction et l’aménagement du nouvel hôpital quelles sont les mesures prises par Helora et les autres intervenants pour l’accessibilité ? Est ce que cela va se faire directement via les voies accessibles à l’ancien hôpital ou est ce que vous allez monopoliser la nationale 550 afin d’accéder au terrain pour les constructions ?
R : au-delà de la question il y a une question primaire à se poser c’est quel est l’impact pour moi en terme de nuisance ? Un des gros aspects qui est traité aussi c’est comment on arrive à préfabriquer au maximum les éléments hors sites. Cette préfabrication à 2 avantages principaux : le premier c’est qu’on va réduire le nombre de personnes sur site donc réduction du flux quotidien des personnes qui vont venir et partir des sites. Deuxième avantage, réduction du temps de construction, pas de contraintes d’intempéries et donc construction plus rapide à flux tendu. On essaie de limiter un maximum là où on peut intervenir. Sur l’accessibilité du site, c’est un point qui est en discussion et qui sera analysé avec les bureaux d’étude d’incidence. On n’a pas écarté la possibilité d’avoir un accès depuis l’axiale boraine pour d’une part éviter d’engorger les rues et aussi, car c’est un site qui continue son activité. Cela demanderait quelques aménagements, mais permettrait de limiter l’impact au point de vue circulation.
Bureau d’étude : boucle de comptage déjà posée et équipe pour analyse de la mobilité ainsi que la sécurité des accès. Analyse théorique et pratique
Sébastien Lecomte (membre du personnel) :
Q : avant ma question, je voulais rétablir une vérité, c’est que le futur terrain du futur hôpital n’appartient absolument pas à Helora, c’est un terrain agricole. Ma question est quel est le devenir du bâtiment actuel tout en sachant qu’il y a pas mal d’amiante dans ce bâtiment.
R : Effectivement, il y a des terrains avec une exploitation agricole, mais les terrains sur lesquels seront construits l’hôpital appartiennent déjà à Helora. Ceux à droite n’appartiennent pas à Helora, mais il n’y aura rien de construit là. Baux à ferme exploités à l’heure actuelle.
Les différents sites font l’objet d’une étude par rapport à une potentielle activité pouvant rester dessus ou reconversion en fonction du site. Dans le cadre d’une reconversion, tous les aspects pollution seront intégrés.
Thierry Stiévenart (personnel)(pas sur la feuille de présence)
Q : est ce que ce sont les mêmes bureaux d’études que pour le terrain de Mons/ Jemappes ?
R : Non. Bureaux d’architectures oui, mais pas les bureaux sur les études d’incidences.
Stéphanie (personnel)
Q : Est ce le même bureau d’architecture que celui de la gare de Mons ?
R : Non. Comité de pilotage mise en place pour s’assurer de la cohérence et mieux gérer les problématiques.
Julie Claude
Q : Par rapport à la forêt, aux animaux est ce que l’on va y toucher, car nous avons déjà empiété avec la modification de la cuisine, mais on voit la vie animal en travaillant et on voudraient bien garder ça car ça met du cœur au patient
R : En effet, la forêt n’est pas en zone protégée, mais on ne construit pas sur cette zone car destruction d’un milieu riche en biodiversité. Une analyse de l’impact de la construction du bâtiment va être faite pour proposer des solutions ou mesures correctrices.
Bureau d’étude : chapitre biodiversité avec analyse et impact. Cela s’est fait l’été passé par des équipes et un état de la situation va être fait afin que la faune et la flore soit le moins impactées possible. Si besoin des recommandations seront émises et à prendre en compte
Delphine Caudron
Q : Au niveau architecture, on voit l’ancien hôpital et le nouveau, mais on ne voit pas de liaison, ni au niveau activité, ni structurale, que va devenir l’ancien ?
R : L’enjeu et la complexité sont comment on arrive à concevoir un hôpital du futur, mais aussi à standardiser. On ne sait pas répondre facilement à cela. Au plus on répète le même modèle au moins c’est coûteux.
Delphine Caudron : on dirait deux éléments complètements séparés.
R : Oui il n’y a pas de relation physique, car on transfère de l’ancien hôpital vers le nouveau, mais ce n’est pas pour autant qu’il n’y aura plus rien dans l’ancien.
Sébastien Lecomte
Q : Le site est mal déneigé à l’heure actuelle et les transports en communs desservent très mal le site y aura t-il un changement ?
R : Delphine Caudron : les premiers sablés sont les hôpitaux.
Madame la Bourgmestre : un déneigement est déjà prévu, mais très tôt le matin donc regèle et comme il n’y a pas beaucoup de circulation à cette heure là cela revient plus facilement.
Thierry Stiévenart :
Q : On envisage ici la viabilité environnementale et structurale de l’hôpital à l’heure actuelle, mais si l’activité est modifiée au vu des finances et restructuration, est ce que dans le projet tel que conçu, on a tenu compte de ce changement potentiel d’activité ?
R : Ce n’est pas dans mes compétences de parler de ce sujet, mais nous avons mené un ensemble d’études sur les bassins et part de marché. Prédiction sur les modèles statistiques et donc projection du taux d’occupation en fonction de l’évolution de la population. Analyse aussi sur comment on fait évoluer rapidement un hôpital, comment transformer rapidement un hôpital sans interruption du travail. Veille programmatique, évolution constante au fil du temps et donc potentielle évolution du projet.
Stéphanie :
Q : Pour monsieur Cooremans : Est-ce que dans votre travail futur, vous allez intégrer du personnel ?
R : Impossible d’intégrer tout le monde au vu du nombre, mais il y a une mise en place de groupe de travail utilisateurs via les responsables de site. Nous sommes ouverts aux réflexions, car c’est une démarche collaborative sur la coconstruction et la réflexion des secteurs. On en est au 6ᵉ échange et 20 groupes sont en place.
Implication pour le choix du bureau d’architecture et affichage dans les hôpitaux pour inviter aux groupes. Plus de 40 à 60 sessions avec les groupes utilisateurs
Thierry Stiévenart
Q : Pourquoi le responsable de projet a quitté ses fonctions soudainement ?
R : On sort du cadre du projet
Stéphanie
Q : Si on ne s’est pas inscrit au projet, c’est parce qu’on pensait que le projet de Jemappes était la priorité contrairement à Warquignies. Personnellement, je ne croyais pas en ce projet, mais maintenant, j’y crois.
Delphine Caudron (commune de Boussu)
Q : Le terrain à une certaine déclivité, quid du déblai remblai ?
R : L’avantage sur le site de Warquignies avec le sous-sol, il y a une optimisation du déblai/remblai, le positionnement est optimisé également. Réussir à gérer entièrement les terres sur le site même, donc pas de sortie de terre
Domenico Mantellina
Q : Est-ce que vous pouvez certifier qu’en dehors des unités de soin, il y aura des endroits de conforts pour les patients et visiteurs, restauration, buvette, commerce dans la construction ? (visiteurs et personnels)
R : Lieu de vie pour tous les patients et le personnel, donc importance d’enrichir l’offre de l’hôpital pour agrémenter la vie. Focus particulier avec offre commerciale sous différents formats.
Domenico Mantellina
Q : Avez-vous pensé à une zone/accès privilégié pour les fournisseurs/livreurs pour désengorger les voies ?
R : Dans la réflexion actuelle, il y a une dissociation des flux . Flux déjà réduit grâce au logipole également. Réduction grâce à l’optimisation extra site et la gestion intraflux avec un flux dédié.
Bureau d’étude : pour les flux, cela sera basé sur les estimations qu’Helora va fournir. En fonction de cela, une analyse de la mobilité sera faite.
Stéphanie
Q : À partir du moment où on informe la population de Boussu qu’il va y avoir un nouveau projet quels sont pour nous travailleurs le délai pour voir le projet commencer ?
R : Les délais ça peut être tout et n’importe quoi donc je vais essayer de répondre à travers différents billets. Donc, il y a des délais relatifs aux instructions : étude d’incidence, permis d’urbanisme. À savoir que pour ce genre de dossier cela prend plus d’un an. Dans le planning global, l’idée est de pouvoir construire l’ensemble des hôpitaux. On ne peut pas affirmer avec certitude le début et la fin de chantier, car on se requestionne en permanence par rapport à l’ensemble du réseau pour avoir la bonne réponse au bon moment au bon endroit.